ANOT – L’annotation pour structurer et suivre le travail des étudiant·e·s dans l’apprentissage par problème

26 août 2016 | Diffusé sur Twitter le: 7 août 2018
Catégorie(s): Projets réalisés

REFERENCES DU PROJET

ADIM : exemple d’annotations sur une image sélectionnée par des étudiant·e·s sur internet.

PRESENTATION DU PROJET

Dans le cadre du cours « datation & chronologie » proposé par l’Ecole des sciences criminelles, la méthode d’apprentissage par problème (APP) permet aux étudiant·e·s de développer une réflexion critique en situation proche de la réalité grâce au travail effectué en groupe et de manière interactive avec l’enseignant·e.

Cependant, l’évaluation de cet enseignement a montré qu’il était possible d’améliorer encore l’autonomie et l’interactivité des étudiant·e·s au travers d’un outil technologique leur permettant d’argumenter leurs réflexions de manière systématique et structurée, tout au long de la résolution de problèmes. Ce projet a donc pour objectif d’améliorer l’apprentissage des étudiant·e·s, en les amenant à réfléchir de manière autonome sur la manière dont ils résolvent les problèmes.

FICHE PEDAGOGIQUE

  • L’introduction de la méthode APP avait pour but de permettre aux étudiants d’atteindre les objectifs d’apprentissage de manière plus efficace tout en participant au processus d’enseignement de manière (inter)active. Alors que la majorité des objectifs pédagogiques ont été atteint,il s’est avéré que:

    les étudiants ont regretté qu’il n’y ait pas davantage de discussions en classe sur les problèmes proposés,

    l’enseignante a trouvé difficile d’animer les discussions sans autre support que la conclusion finale,

    l’enseignante a trouvé que les productions des étudiants étaient insuffisamment structurées

    Il serait particulièrement intéressant d’introduire une étape  supplémentaire  «d’échanges  de  cas» entre groupes afin de stimuler une discussion nourrie également par  les étudiants.L’utilisation  d’un  outil d’annotation des documents transmis aux étudiants permettrait donc à la fois de mieux argumenter les réflexions personnelles et d’échanger plus facilement les résultats entre étudiants.Ceux-ci pourraient ainsi participer plus activement aux discussions. En facilitant  également  le suivi du travail d’argumentation par l’enseignante, il sera plus facile d’animer le débat en se basant sur les annotations d’intérêt.

     

  • Dans le courant de l’année 2015, différents outils technologiques ont été adaptés dans le but d’améliorer l’apprentissage des étudiant·e·s, en les amenant à réfléchir de manière autonome sur la manière dont ils résolvent les problèmes.

    Moodle 2 : Sur la plateforme d’apprentissage, des questionnaires ont été mis en place. Des informations sur 4 cas inspirés de la pratique sont fournies petit à petit aux étudiant·e·s. Ces dernier·e·s doivent répondre au fur et à mesure à des questions qui leur permettent de résoudre les cas en prenant compte des informations temporelles plus particulièrement.

    ADIM (https://jabba.unil.ch/adim) : ADIM est un outil d’annotation d’images mis à disposition par le RISET. Un environnement spécialisé « datation » a été créé avec des marqueurs spécifiques afin d’annoter les éléments de datation et chronologie qui se trouvent dans les images.

    éICAR : éICAR est un système d’annotation et d’analyse de texte développé à l’ESC. 5 rapports de datation ont été mis à disposition sur la plateforme d’annotation de rapports. L’environnement d’annotation a été choisi en fonction de l’objectif de l’exercice : faire réfléchir les étudiant·e·s sur des aspects particuliers des rapports (validité des méthodes, limites d’application, interprétation, conclusion).

  • Du point de vue pratique, l’outil d’annotation permet de conserver une trace du travail des étudiant·e·s et d’en améliorer ainsi le suivi par l’enseignant·e, ainsi que de favoriser les échanges entre étudiant·e·s. En termes pédagogiques, ce projet a pour but d’améliorer les objectifs visés par l’apprentissage par problèmes.

    L’exploitation particulière des informations obtenues grâce aux outils d’annotation permet :

    • Aux étudiant·e·s : de stimuler leurs réflexions en argumentant de manière systématique leurs résultats, de mieux structurer et formaliser leur travail, d’améliorer la collaboration en leur donnant une base concrète de discussion et d’augmenter ainsi l’interactivité du cours. Il s’agit pour les étudiant·e·s d’apprendre les bonnes pratiques en prenant l’habitude de documenter systématiquement leurs travaux.
    • A l’enseignant·e : de pouvoir suivre le travail de réflexion des étudiant·e·s au fil du processus de résolution de problème, de détecter des problèmes récurrents, de stimuler la discussion autour de points particulièrement controversés et de fournir un feedback formatif, constructif et spécifique sur les travaux effectués.

    Le suivi du travail par annotations constitue, pour les étudiant·e·s et pour l’enseignant·e, l’occasion de prendre du recul sur leur perception du processus d’apprentissage et leur manière d'(inter)agir dans la résolution des problèmes.