Sources, méthodes et outils pour une nouvelle histoire de la famille et de la parenté

14 mars 2017 | Diffusé sur Twitter le: 3 mai 2018
Catégorie(s): Projets réalisés , Exemple de pratique, Scénario

REFERENCES DU PROJET

PRESENTATION DU PROJET

Les approches récentes les plus intéressantes et prometteuses en histoire de la famille et de la parenté utilisent des outils et technologies informatiques très complexes. Dans le cadre d’un enseignement traditionnel, il est difficile d’initier les étudiant-e-s à ces nouveaux outils et aux possibilités extrêmement intéressantes qu’ils ouvrent. En effet, ces outils et méthodes ne sont pas encore largement utilisés, en raison notamment de la quantité de travail préliminaire, nécessaire par exemple pour la constitution d’un corpus généalogique d’une certaine envergure et qualité. De plus, on ne dispose pas facilement de bases de données généalogiques qui permettent d’illustrer de façon adéquate le potentiel de ces outils et les problèmes qui leur sont relatifs.

C’est la raison pour laquelle ce projet FIP propose un enseignement qui prévoit un séjour d’une semaine auprès du Centre régional d’étude des populations alpines (CREPA) de Sembrancher. Le Centre met à disposition des bases de données généalogiques exceptionnelles, et possède une expérience précieuse dans la constitution et l’exploitation de ces bases.

FICHE PEDAGOGIQUE

  • Les approches récentes en histoire de la famille et de la parenté requièrent l’utilisation d’outils et de technologies informatiques de plus en plus complexes. On utilise notamment des bases de données généalogiques ou socio-historiques de différents types :

    • des logiciels généalogiques, tels que Hérédis ou Généatique ;
    • des logiciels d’analyse de la parenté (PUCK) ;
    • des logiciels d’analyse des réseaux (Géphi, Nodexcel, Pajek) ;
    • pour des analyses complexes, on utilise également des outils tels qu’Access (Microsoft).

    Toutefois, ces méthodes et outils ne sont pas encore largement utilisés, en raison notamment de la quantité imposante de travail préliminaire nécessaire par exemple pour la constitution d’un corpus généalogique d’une certaine envergure et qualité.

    Dans le cadre d’un enseignement traditionnel, il est très difficile, voire impossible, d’initier les étudiant-e-s à ces nouveaux outils et aux possibilités qu’ils ouvrent. De plus, on ne dispose pas automatiquement de bases de données généalogiques qui permettent d’illustrer de façon adéquate le potentiel de ces outils et les problèmes qui leur sont relatifs.

  • Pour introduire ces outils de recherche essentiels en histoire de la famille et de la parenté, le projet FIP propose :

    • Un enseignement prévoyant un séjour d’une semaine auprès du Centre régional d’étude des populations alpines (CREPA) de Sembrancher. Le Centre met à disposition des bases de données généalogiques exceptionnelles, et possède une expérience précieuse dans la constitution et l’exploitation de ces bases. L’objectif est de conjuguer un apprentissage concentré sur des exercices pratiques et l’interaction étroite avec les expert-e-s. Lors de cet enseignement, des intervenants extérieurs ont offert une introduction à l’utilisation de plusieurs logiciels ; les étudiant-e-s ont ensuite eu la possibilité de s’exercer de façon indépendante sous la supervision d’experts.
    • Une introduction de type traditionnel à l’UNIL, présentant les différents problèmes et méthodes de l’histoire de la parenté. En complément, les étudiant-e-s ont eu l’occasion de consulter les archives cantonales vaudoises afin de connaître les sources principales du travail.
    • Enfin, les participant-e-s ont rédigé un travail qui se basait sur une étude individuelle des sources et sur l’exploitation d’une base de données, à partir d’une base déjà existante ou un outil réalisé par les étudiant-e-s mêmes. Les étudiant-e-s ont ainsi eu l’opportunité de mener un travail indépendant et de constituer de nouvelles bases de données.
  • Le projet permet une approche aux méthodes et techniques les plus avancées en histoire de la parenté, qui n’aurait pas été envisageable dans un cadre habituel à l’université. Cette approche permet aux étudiant-e-s de développer des compétences de base sur le travail en archive, sur la construction et la gestion des bases de données, qui sont applicables dans d’autres domaines. Les connaissances acquises peuvent être utilisées pour des travaux individuels, éventuellement pour des travaux de maîtrise et même pour des thèses de doctorat.

    De plus, ce travail permet d’introduire de nouveaux questionnements et contribue à un renouveau méthodologique en Suisse dans le domaine de l’histoire de la parenté ainsi que dans des domaines proches, tels que l’histoire de la sexualité. Le projet offre la possibilité aux étudiant-e-s de s’exercer sur des bases de données encore rares en Europe.