The Learning Network

2 mai 2017 | Diffusé sur Twitter le: 18 avril 2018
Catégorie(s): Projets réalisés , Collaboration et interaction, Structuration de l'enseignement , Exemple de pratique, Scénario

REFERENCES DU PROJET

PRESENTATION DU PROJET

Au sein du Master en Management de la faculté HEC, le cours « Group Processes » a pour but d’enseigner les processus de groupe, le travail en équipe, la coordination des équipes à des niveaux multiples, les relations inter-équipes et l’influence des nouvelles technologies sur le travail d’équipe. L’enseignement prévoit un projet de recherche de groupe sur une thématique choisie par chaque groupe parmi une sélection de thèmes spécifiques au cours. Les étudiant·e·s sont amené·e·s à présenter la recherche effectuée en rassemblant divers contenus (multimédia, rapports…) et à partager ces ressources.

A cet effet, la pratique de cet enseignement requiert une méthode qui permette aux étudiant·e·s de gérer leurs équipes dans un environnement qui reflète au mieux les complexités de l’environnement organisationnel d’aujourd’hui et de demain. Le projet vise à créer un réseau collaboratif en ligne, qui permette aux étudiant·e·s travaillant sur les projets de groupe de diriger leur processus d’apprentissage avec une grande autonomie, à partager des ressources à l’intérieur des groupes et entre les différents groupes, et à contribuer de façon proactive et cumulative aux ressources du cours.

FICHE PEDAGOGIQUE

  • Le projet mené par les étudiant·e·s du cours « Group processes » en HEC vise à développer certaines compétences gestionnelles, comme la coordination des équipes, les relations inter-équipes et l’impact des technologies sur ces processus. La recherche peut prévoir une méthodologie qualitative, quantitative, expérimentale ou des méthodes mixtes. L’aboutissement de ce projet prévoit une présentation de la recherche effectuée qui intègre un élément filmé (expérience, entretien, contexte de la recherche, documentaire sur la thématique, etc…), un rapport de groupe, ainsi qu’une réflexion individuelle et de groupe sur le processus de groupe observé pendant le projet.

    Pour encourager les échanges, la communication ainsi que le partage des ressources entre les étudiant·e·s, le projet FIP « The Learning Network » propose de mettre en place une plateforme facile d’utilisation, qui serve d’outil pour l’organisation des participant·e·s, d’espace d’élaboration et d’exposition des projets.

  • Au coeur du projet, il y a la création d’un espace virtuel pour le cours, qui puisse complémenter l’espace physique de la rencontre hebdomadaire du cours. Cet environnement en ligne forme un réseau où les étudiant·e·s peuvent collaborer à différents niveaux, en partageant des ressources et informations théoriques, méthodologiques ou analytiques. Les participant·e·s peuvent ainsi apporter leur contribution au cours de façon proactive.

    Ce réseau se veut un espace de :

    • rencontre et d’échange (cf. adaptation à l’utilisation académique de certaines fonctionnalités des réseaux sociaux, de Moodle, Switchcast, etc.)
    • partage de ressources par les participant·e·s avec évaluation de leur qualité et utilité (adaptation académique des reviews)
    • réflexion de groupe participative (adaptation académique des fonctionnalités des réseaux sociaux)

    L’espace virtuel se structure sur plusieurs niveaux :

    • Niveau pour la classe : Présente les profils de tous les participant·e·s et constitue un espace d’échange (recommandation de ressources) ;
    • Espace de groupe : Chaque membre a un espace privé dans lequel il peut garder des documents et documenter ses réflexions sur le projet ;
    • Espace public : Les participant·e·s publient les travaux terminés, tels que les projets, présentations, films. L’espace agit comme vitrine pour le cours. Les étudiant·e·s peuvent établir des contacts avec d’autres étudiant·e·s et des contacts professionnels.

    Le scénario pédagogique envisagé a permis de mettre en place une plateforme facile d’utilisation, avec une logique intuitive et une interface agréable, qui puisse reproduire les outils technologiques courants afin d’exploiter leurs fonctionnalités dans d’autres contextes. L’environnement virtuel multimédia constitue un outil indispensable pour développer les compétences d’auto-organisation des étudiant·e·s et encourager un partage actif entre les membres de la classe. La plateforme est utile tant en amont lors de l’élaboration des projets, qu’en aval en ce que l’espace sert de vitrine d’exposition des projets finalisés. Cet espace favorise également le développement de contacts internationaux avec d’autres étudiant·e·s travaillant sur des thématiques semblables.

  • Le projet propose d’amener les fonctionnalités des outils technologiques courants comme les réseaux sociaux, forums, portfolios électroniques au centre du processus d’apprentissage en les combinant, afin de créer un espace de communication virtuel qui facilite l’échange, le partage et le travail collaboratif.

    Les étudiant·e·s ont la possibilité de poursuivre leur apprentissage avec une plus grande autonomie, décidant individuellement et en groupe de la façon dont ils veulent structurer leur travail, contribuer à alimenter les ressources du cours, participer dans le cadre virtuel du cours. Ainsi, ils sont amenés à participer activement à l’évolution du cours pendant le semestre et à prendre ensemble la responsabilité de leur projet de groupe. Cet espace offre également une possibilité de fonder les nouvelles recherches sur les acquis des années précédentes ; les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à se référer ouvertement à la documentation existante en respectant les modalités de référence acceptées (APA).

    Cette approche combine l’espace virtuel et physique du cours ; elle implique donc une évolution de l’espace d’apprentissage universitaire, souvent individualiste, compétitif vers un espace caractérisé par des pratiques en cours de partage, de collaboration et de coopération. Cette ambiance sera bénéfique, non seulement parce qu’elle reflète fidèlement la culture d’entreprise d’un nombre d’organisations qui figurent parmi les plus innovantes et performantes du monde (Google, John Lewis, New Seasons), mais aussi car les pratiques culturelles horizontales confèrent une plus grande autonomie, qui engendre à son tour davantage d’engagement et de motivation.